Avec ses immenses feuilles luxuriantes, le bananier apporte une touche exotique et spectaculaire à n’importe quel décor. Beaucoup de jardiniers amateurs pensent qu’il faut se procurer une graine pour démarrer cette aventure végétale. Pourtant, la plupart des bananes que nous consommons proviennent de bananiers sans graines fertiles. Alors, pour le cultiver, il existe une méthode de multiplication utilisée depuis des siècles par les horticulteurs. Cette technique ne demande aucun matériel complexe et vous assure d’obtenir une nouvelle plante identique à celle que vous aimez déjà. Cet article vous explique comment cloner votre bananier pour peupler votre intérieur ou votre jardin.
Comment le bananier se reproduit-il exactement ?
Tout d’abord, il faut rappeler que le bananier n’est pas un arbre, mais une plante herbacée géante. Sa méthode de survie et de propagation ne repose pas principalement sur les graines, mais sur la production de rejets, aussi appelés drageons ou bébés bananiers. Ces petites pousses qui apparaissent à la base du pied mère sont en réalité de parfaits clones miniatures de la plante principale.
Chacun de ces rejets possède déjà son propre début de système racinaire et est génétiquement programmé pour devenir un bananier à part entière. C’est cette capacité naturelle qui rend la multiplication si facile. Il suffit donc de prélever directement un de ces rejets pour lui donner son indépendance et démarrer une nouvelle culture, une méthode bien plus rapide et fiable que le semis.
Quand et comment prélever un rejet pour maximiser ses chances de réussite ?
Le moment idéal pour agir est lorsque le rejet atteint une taille entre 15 et 30 cm de hauteur. À ce stade, il est assez vigoureux pour survivre à la séparation. Pour le prélever, il faut suivre ces étapes :
- dégager la base : grattez doucement la terre autour du rejet pour bien visualiser le point de connexion avec la plante mère ;
- trancher nettement : utilisez un couteau bien aiguisé et désinfecté ou une bêche fine. N’hésitez pas à enfoncer la lame entre le pied mère et le rejet pour les séparer d’un coup sec. Il est préférable de conserver le plus de racines possible attachées au rejet ;
- Inspecter le drageon : une fois le rejet en main, vérifiez qu’il possède bien quelques racines. Ne vous inquiétez pas si certaines sont abîmées, car le bananier est une plante robuste qui en produira de nouvelles.
Qu’en est-il des étapes de plantation et d’entretien ?

Votre nouveau bananier est prêt pour sa nouvelle vie ! Si vous le destinez à un pot, choisissez-en un d’environ 20 cm de diamètre avec des trous de drainage. Après l’avoir rempli d’un terreau riche et bien drainant, faites un trou au centre, placez-y votre rejet et tassez doucement la terre autour. Pour une plantation en pleine terre en France (possible dans les régions au climat doux), il faut attendre la fin des gelées pour faire cette transplantation.
Juste après la plantation, un arrosage abondant permet d’éliminer les poches d’air et d’assurer un bon contact entre les racines et la terre. Placez ensuite votre nouvelle plante dans un endroit très lumineux, mais sans soleil direct les premières semaines, le temps qu’elle s’acclimate. L’entretien consistera ensuite à maintenir la terre humide et à observer l’apparition de nouvelles feuilles, signe que la croissance a bien repris.
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Nathan est un expert en travaux et rénovation, avec une approche pratique et innovante.