Recevoir une notification d’augmentation de loyer de la part de votre propriétaire suscite souvent des interrogations et de l’inquiétude. Avant d’accepter un surcoût, vérifiez la performance énergétique du logement et l’existence d’un DPE récent. Les logements classés F ou G sont désormais protégés contre certaines hausses de loyer. Cet article vous explique comment savoir si l’augmentation est légale et quelles démarches engager pour la combattre.
Dans quels cas une hausse de loyer reste-t-elle permise ?
La loi encadre strictement la revalorisation des loyers. Une augmentation n’est possible que dans des situations définies par le bail ou par la réglementation. Le respect des plafonds et des indices est obligatoire pour que la hausse soit valable.
Voici les principales circonstances où une hausse peut être appliquée :
- Révision annuelle prévue par une clause indexée sur l’IRL (indice de référence des loyers).
- Renouvellement du bail si le loyer est manifestement sous-évalué par rapport au marché.
- Augmentation liée à des travaux d’amélioration, notamment énergétiques, acceptés par le locataire.
Dans chaque cas, le propriétaire doit respecter des règles de calcul et des plafonds. L’encadrement local des loyers s’applique également dans certaines villes et peut limiter la hausse.
| Motif | Condition | Plafond ou règle |
|---|---|---|
| Révision annuelle | Clause présente dans le bail | Indexation sur l’IRL |
| Renouvellement | Loyer manifestement sous-évalué | Jusqu’à la moitié de l’écart marché |
| Travaux | Accord du locataire | Max 15 % du coût TTC des travaux |
Le Diagnostic de Performance Énergétique empêche-t-il une hausse de loyer?
La loi Climat et Résilience a introduit des protections pour les logements énergivores. Les biens classés F ou G ne peuvent plus bénéficier de certaines augmentations de loyer.
Cette interdiction concerne la révision annuelle indexée, la revalorisation au renouvellement du bail et s’applique aux logements nus comme meublés. La règle vaut pour les contrats conclus, renouvelés ou reconduits après le 24 août 2022.
Où et comment vérifier le DPE de votre logement?
Le propriétaire doit remettre un DPE valable réalisé par un professionnel agréé lors de la signature du bail. Si vous n’avez pas reçu ce document, vous pouvez en demander la communication.
Les diagnostics sont en principe valables dix ans mais des révisions méthodologiques ont modifié la validité de certains DPE. En pratique, les diagnostics réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ont été remis en cause et ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
Si le DPE fourni est incomplet, vierge ou périmé, exigez un nouveau diagnostic. Le propriétaire a l’obligation de le faire réaliser à ses frais et de vous transmettre la copie.
Quelles étapes suivre pour contester une augmentation liée au DPE?
Commencez par informer votre propriétaire par écrit et de manière claire. Mentionnez le classement DPE du logement et expliquez pourquoi la hausse vous semble illégale.
Si la réponse se montre négative ou absente, adressez une mise en demeure en recommandé avec accusé de réception. Joignez la copie du DPE, l’extrait de la loi ou toute pièce utile pour étayer votre position.
En l’absence d’accord amiable, saisissez une instance de médiation ou de conciliation. Vous pouvez contacter la commission départementale de conciliation, un conciliateur de justice ou un médiateur civil. Ces démarches permettent souvent de résoudre le litige sans passer par la voie judiciaire.
Si la médiation échoue, portez l’affaire devant le juge des contentieux et de la protection. Respectez le délai de prescription de trois ans et pensez à vous faire accompagner par une association spécialisée ou par un avocat si nécessaire.
Quels comportements adopter pendant la procédure?
Vous devez continuer à payer votre loyer pendant toute la procédure de contestation. Payer ne signifie pas accepter la hausse si vous la contestez formellement.
Gardez une trace écrite de tous les échanges et conservez les pièces justificatives. Ces éléments serviront si le dossier arrive devant un conciliateur ou un juge.
Si la hausse est finalement jugée légitime, vous devrez régulariser les sommes dues. Renseignez-vous sur l’assistance juridique disponible auprès de votre assurance ou d’associations d’aide au logement si besoin.
Qui peut vous aider gratuitement ou à moindre coût?
Plusieurs structures apportent un soutien aux locataires en cas de conflit sur le loyer. L’ADIL fournit des informations juridiques et peut orienter vos démarches.
- Commission départementale de conciliation (CDC)
- Conciliateur de justice
- Associations locales de locataires et ADIL
Ces acteurs proposent souvent des conseils gratuits ou des interventions à coût réduit. Solliciter leur aide augmente vos chances d’obtenir rapidement une solution équilibrée.
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Nathan est un expert en travaux et rénovation, avec une approche pratique et innovante.